Cancer du sein, le dépistage change tout!

7/10/2025

Le cancer du sein est le plus fréquent chez la femme en France : chaque année, près de 60 000 nouveaux cas sont diagnostiqués. Mais c’est aussi l’un de ceux pour lesquels les chances de guérison ont le plus progressé. Grâce au dépistage et aux traitements, lorsqu’il est détecté à un stade précoce, un cancer du sein se guérit dans 9 cas sur 10.

Pourquoi se faire dépister ?

Le dépistage organisé s’adresse à toutes les femmes entre 50 et 74 ans, avec une mammographie tous les deux ans, prise en charge à 100 % par l’Assurance Maladie. Pour les femmes plus jeunes, ou à risque particulier (antécédents familiaux, prédispositions génétiques), le suivi est adapté par le médecin traitant ou le gynécologue.

Ce rendez-vous régulier est essentiel : il permet de repérer des anomalies invisibles ou indolores, bien avant l’apparition de symptômes.

Les progrès des traitements

Les prises en charge se sont transformées en profondeur. Chirurgies plus ciblées, radiothérapies mieux tolérées, hormonothérapies personnalisées, immunothérapies et nouvelles thérapies ciblées offrent aujourd’hui des soins adaptés à chaque situation. Ces avancées permettent de préserver la qualité de vie, de limiter les effets secondaires et d’augmenter les chances de guérison durable.

Quand le dépistage est négligé

Sans dépistage, le cancer est souvent diagnostiqué plus tardivement. Les traitements deviennent plus lourds, plus longs, et le pronostic plus incertain. Les conséquences ne sont pas seulement médicales : la maladie peut aussi bouleverser la vie psychologique, familiale et sociale. Un simple geste de prévention permet d’éviter bien des épreuves.

Un sujet qui nous concerne toutes… et tous

Le cancer du sein ne doit pas être un tabou. Il peut aussi toucher les hommes, même si les cas restent rares : environ 1 % des cancers du sein concernent des patients masculins. Parler du dépistage, c’est protéger les femmes, mais aussi rappeler que personne n’est totalement à l’abri.

Se faire dépister, c’est prendre soin de soi et de ses proches, mais c’est aussi participer à une démarche plus large. Chaque dépistage contribue à faire reculer la maladie. Et au-delà, les campagnes comme Octobre Rose rappellent l’importance de soutenir la recherche. Les dons récoltés financent les progrès scientifiques et médicaux qui sauvent des vies, aujourd’hui et demain.

Un geste simple, une chance précieuse

Le dépistage du cancer du sein n’est pas une contrainte : c’est une opportunité de se protéger et de préserver son avenir. La vigilance passe aussi par l’auto-examen : palpation régulière, attention à toute modification du sein ou du mamelon. En cas de doute, consulter sans attendre reste la meilleure attitude.

Le cancer du sein nous concerne toutes et tous. Le dépistage est un outil puissant, accessible à toutes, qui sauve des vies. Plus tôt il est réalisé, plus grandes sont les chances de guérison.

Les dernières actus

Endométriose : une soirée de formation et d’informations

Pour permettre aux professionnel.le.s de santé de mieux comprendre l’endométriose et mieux accompagner les femmes concernées, la Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) de Costières en Camargue et l’association EndOccitanie organisent une soirée de formation et d’informations le mercredi 6 mai. Grace aux interventions de spécialistes – gynécologues, sage-femme et association de patientes - les participants à cette soirée repartiront avec des informations très pratiques sur la maladie et sa prise en charge. Les objectifs de la soirée ? Développer sur le territoire des costières une prise en charge optimale de l’endométriose allant du diagnostic au traitement médical et chirurgical (former les gynécologues, médecins généralistes, sages-femmes…), sans oublier la préservation de la fertilité et la prise en charge des soins de supports (médecins de la douleur, psychologues, sexologues, kinésithérapeutes, ostéopathes…). Programme de la soirée endométriose du 6 mai 2026...

Rester en forme!

Rester en forme ce n'est pas ralentir, c'est apprendre à s'écouter autrement! Passé 55 ans, notre corps envoie des signaux : davantage de fatigue, moins d’appétence pour cuisiner, quelques douleurs en se levant… Ces signaux sont parfois discrets, parfois évidents. C’est normal. Ce qui est nouveau, c’est qu’au lieu de les ignorer, on peut choisir de les écouter. Non pas pour se restreindre, mais pour s’adapter — avec intelligence, souplesse et plaisir. Ce n’est pas une question d’âge. C’est une question d’équilibre : entre ce que l’on veut faire, et ce que l’on peut ajuster. Et plus on repère tôt les petits signes, plus on peut agir simplement, efficacement, au bon moment. Voici 6 domaines où le temps peut avoir son mot à dire… mais pas le dernier : 1. La mobilité : quand le corps nous parle en silence Vous vous levez plus lentement ? Moins stable sur vos appuis ? Monter un escalier vous essouffle davantage ? Ce sont de petits signaux… mais ils méritent votre attention. Le corps...

POP (parcours d’obésité pédiatrique) se lance !

Parce que la santé des enfants ne passe pas que par l’assiette ! Le Programme d’Obésité Pédiatrique (POP) s’adresse aux enfants et adolescents de 3 à 18 ans en situation de surpoids, d’obésité ou de prise de poids rapide.Notre objectif : offrir une prise en charge globale et coordonnée, en impliquant l’enfant et sa famille. Pourquoi choisir le POP ? Un accompagnement pluridisciplinaire : médecins, diététiciens, psychologues. Un parcours financé par le DAC30 et la CPTS : aucune avance de frais pour les familles. Un suivi personnalisé sur 2 ans, avec 1 à 2 séances par mois selon les besoins. Accès à des bilans médicaux, consultations diététiques et psychologiques, et réflexion autour d’un programme d’Éducation Thérapeutique du Patient (ETP). Comment ça marche ? L’entrée dans le parcours se fait via le médecin généraliste ou pédiatre. Après un bilan initial, un programme adapté à l’âge et à la situation est mis en place. La famille est accompagnée tout au long du parcours pour favoriser...

La vaccination, un choix qui a du sens !

La vaccination est l’un des outils les plus efficaces pour prévenir les maladies infectieuses, protéger les populations vulnérables et limiter les épidémies. Elle permet non seulement de réduire les risques individuels de complications graves, mais aussi de freiner la propagation des virus et bactéries au sein de la communauté. C'est un acte médical préventif consistant à administrer un antigène (souvent sous forme d’un vaccin) afin de stimuler le système immunitaire et induire une réponse immunitaire spécifique. Cette réponse permet à l’organisme de reconnaître et de neutraliser rapidement l’agent pathogène en cas d’exposition future. Les vaccins peuvent contenir des virus ou bactéries inactivés, atténués, ou des fragments purifiés (protéines, ARN, etc.). Les vaccins sont essentiels pour la santé publique : selon l’OMS, ils sauvent entre 3,5 et 5 millions de vies chaque année. Grâce à eux, la variole a été éradiquée et la poliomyélite a disparu en France. Mais certaines maladies...

Papillomavirus (HPV) Pourquoi la vaccination est essentielle pour tous?

Le papillomavirus humain, plus connu sous le nom de HPV, est l’une des infections sexuellement transmissibles les plus répandues au monde. Selon les estimations, près de 80 % des hommes et des femmes peuvent y être exposés. Le plus souvent, le virus disparaît de lui-même en quelques mois, sans laisser de traces. Mais dans certains cas, il persiste et peut provoquer des lésions précancéreuses, qui, si elles ne sont pas détectées et traitées, évoluent vers des cancers. Comment se transmet-il ? Le HPV se transmet principalement lors des relations sexuelles, qu’elles soient vaginales, anales ou orales. Contrairement à une idée reçue, le préservatif ne protège pas totalement : le virus peut se transmettre par simple contact peau à peau dans la zone génitale. Comme il est souvent silencieux — sans symptômes visibles ni ressentis —, on peut le transmettre sans le savoir. C’est ce qui explique la large diffusion du HPV, et l’importance d’agir en prévention, avant même les premiers rapports....

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