Notre cœur qui bat
Le cœur est un organe musculaire situé dans la cage thoracique, derrière le sternum, et décalé légèrement sur la gauche chez la plupart des individus. Sa taille est environ 1,5 fois la taille du poing de la personne. Une paroi épaisse divise le cœur en deux parties, gauche et droite. Chaque partie comporte deux cavités, une oreillette et un ventricule, reliées par une valve.
Le cœur fonctionne comme une pompe qui, grâce à ses contractions régulières, propulse le sang dans tout l’organisme et assure ainsi l’alimentation en oxygène du corps entier. Chaque jour, le cœur pompe environ 8000 litres de sang.
Lorsque le cœur ne parvient plus à pomper assez de sang, et que les apports deviennent insuffisants au bon fonctionnement de nos organes, nous parlons d’insuffisance cardiaque. Le cœur va donc mettre en place des mécanismes d’adaptation et ainsi accélérer son rythme et augmenter son volume afin d’accroître son efficacité. Cette “sur activité” peut engendrer une aggravation de la maladie sur le long terme.

Quelques chiffres
En 2017, la France comptabilisait 1 million de personnes souffrant d”insuffisance cardiaque.
En 2022, nous en comptions 1,37 million, soit 2,6 % de la population.
Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, elles sont responsables de 17,7 millions de morts dans le monde chaque année, soit 31% des décès.
En France, les pathologies cardiovasculaires sont la deuxième cause de mortalité, juste après les cancers et sont à l’origine d’environ 150 000 morts par an et 400 décès par jour. L’infarctus du myocarde encore appelé crise cardiaque (mort d’une partie des cellules cardiaques suite à l’obstruction d’une artère les irriguant) est la maladie cardiovasculaire la plus meurtrière au monde. Il est à l’origine de 18 000 morts par an en France, soit 10% des décès.
Reconnaître les signes

Notre plan d’action : un parcours de dépistage et de soin
La CPTS de Costières en Camargue construit un parcours de dépistage et de soin pour faire face à la maladie. Proposer un meilleur accompagnement des patients atteints d’insuffisance cardiaque et qui se retrouvent souvent démunis après le diagnostic et faciliter le lien entre la ville et les services hospitaliers. Promouvoir les bonnes pratiques autour de l’insuffisance cardiaque est essentiel afin de mieux la prendre en charge et de répondre à la demande des patients.

